Trois moyens sûrs de se relever après un échec

, par catherine paquette.

Nous faisons tous des erreurs, mais c’est ce que nous faisons après avoir trébuché qui détermine notre succès…

Pour paraphraser Mark Twain, le bon jugement vient de l’expérience, mais l’expérience vient du mauvais jugement.

Les erreurs permettent de progresser. Les échecs arrivent d’eux-mêmes, mais bien les gérer ne se fait pas tout seul. Est-ce que vous laissez le problème vous paralyser ou l’utilisez-vous comme expérience d’apprentissage? Il existe des mécanismes d’adaptation et des approches mentales scientifiquement prouvés pour vous aider à mieux gérer les faux pas. Voici trois conseils, scientifiquement prouvés, suggérés par The HartfordView, qui vous aideront à vous relever des échecs et même à les utiliser à votre avantage.

Un emploi pour vous?

1. Soyez optimiste

Si vous n’êtes pas né optimiste, ne craignez pas: vous pouvez le devenir…

La Dre Jacinta Jiménez est une psychologue formée à Stanford et responsable du coaching chez BetterUp, une entreprise qui offre un encadrement à tous les niveaux d’une organisation, pas seulement aux cadres supérieurs. Elle affirme que la recherche de Martin Seligman, un psychologue, professeur et auteur bien connu, montre que si nous pouvons ajuster notre « style explicati f» – la manière dont nous nous expliquons pourquoi nous avons connu un événement particulier – nous pouvons apprendre à rester positif face à l’adversité.

La prochaine fois que vous ferez face à un insuccès, Dre Jimenez suggère de penser aux trois « P » de Seligman: la permanence (quelle est la durée du revers?), la portée (le revers affectera-t-il votre vie entière ou seulement une partie de celle-ci?), et la personnalisation (est-ce que le revers est vraiment quelque chose que vous avez causé?).

Les personnes optimistes font un bon travail en reconnaissant les événements négatifs comme temporaires, en les compartimentant afin qu’ils n’affectent pas d’autres aspects de leur vie et en les rejetant plutôt que de se blâmer complètement pour ce qui s’est passé.

2. Utilisez des mécanismes d’adaptation sains

Résistez à l’envie commune de jeter votre dévolu sur le canapé et de regarder la télévision en vous gavant de nourriture dans l’isolement. L’« adaptation active », où vous utilisez vos ressources pour gérer les émotions négatives et améliorer votre situation, nécessite plus d’efforts, mais vous aidera à vous sentir mieux à long terme.

Les méthodes actives d’adaptation comprennent la participation à des activités sociales et l’exercice physique, qui libère de l’endorphine, cette substance chimique dans notre cerveau qui nous fait sentir bien. Des recherches récentes de l’Université de Princeton suggèrent même que l’exercice réduit l’anxiété et aide les gens à mieux faire face au stress.

Faire quelque chose de créatif peut aussi vous faire sentir mieux, affirme Susan Peppercorn, coach de vie et de carrière et chef de la direction de Positive Workplace Partners. Elle dit que les gens qui participent à une activité créative ont des niveaux de bien-être plus élevés. Il existe des recherches pour le prouver. « Surtout après une défaite, s’engager dans une activité créative peut restaurer votre sens de la maîtrise de soi et élargir votre point de vue », dit-elle.

3. Apprenez de vos erreurs

Une autre chose saine à faire à la suite d’un échec est de réfléchir. Peppercorn suggère d’essayer une réflexion axée sur la croissance, dans laquelle vous vous concentrez sur ce que vous avez appris et sur la façon dont cet apprentissage peut vous aider à progresser dans votre carrière, plutôt que de vous concentrer sur l’échec.

« L’échec peut vous faire sentir tellement découragée que vous oubliez tout le reste. Si vous décidez de déterminer ce que vous pouvez apprendre de l’expérience et comment cela vous aidera à grandir, vous risquez de court-circuiter le processus de pensée de la honte », dit-elle.

Vos erreurs peuvent même aider ceux qui vous entourent. Ash Norton est ingénieure chimiste et fondatrice de Ash Norton Engineering Leadership. Elle affirme avoir commis beaucoup d’erreurs tout au long de sa carrière, mais ne les avoir jamais laissées la retenir. En fait, elle a toujours fait un effort conscient pour les partager avec ses collègues, ce qui a aidé toute son organisation à s’améliorer.

Norton note que Amy Edmondson, de l’Université de Harvard, a observé quelque chose de semblable lorsqu’elle a mené des recherches sur l’apprentissage dans les hôpitaux: « Elle a découvert que les unités infirmières les plus performantes étaient celles qui avaient signalé le plus grand nombre d’erreurs. Ses recherches ont indiqué que les erreurs sont un élément essentiel de l’organisation. Elle a constaté que ces équipes de haute performance n’avaient pas commis plus d’erreurs que les autres équipes. Elles se sentaient tout simplement plus à l’aise de partager leurs erreurs, ce qui a permis à toute l’équipe de bénéficier de ces apprentissages. »

Il n’y a probablement pas un entrepreneur parmi nous qui n’a pas fait face à un revers. C’est la façon dont nous traitons les défis qui déterminent notre succès. Heureusement, nous avons la science de notre côté.



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