Profession: Secrétaire de Première ministre!

, par Secretaire-inc.

Monique Martin a 62 ans et réside à Montréal depuis un an. Mère de deux enfants, elle est depuis octobre l’attachée politique de Pauline Marois à son cabinet situé à Montréal. Militante depuis le temps de Bernard Landry, elle a toujours été partisante du Parti québécois. Elle raconte son parcours à Secrétaire-Inc…

Comment êtes-vous devenue l’attachée politique de la Première ministre ?

C’est vraiment arrivé par hasard ! Je n’avais aucune formation particulière pour le métier d’attachée politique. Pendant huit ans, j’ai fait du courtage immobilier. J’ai aussi été dans le milieu de l’éducation et je suis devenue commissaire. Je participais à des conseils d’administration.

Un emploi pour vous?

Au moment de la dernière campagne électorale, j’ai fait du bénévolat pour le PQ. J’étais à l’information citoyenne. Les gens appelaient pour avoir des informations sur la plateforme du parti. La personne qui coordonnait les téléphonistes a constaté que j’avais beaucoup de capacité d’écoute, que j’avais beaucoup de facilité pour ça.

Alors j’ai déposé mon C.V. J’avais déjà quitté le courtage immobilier depuis un moment. J’ai passé une entrevue. Il est important d’avoir l’opinion des gens et c’est ce que Mme Marois voulait.

Le poste a été créé. Je suis l’attachée politique responsable des relations avec les citoyens.

Peut-on dire que le métier d’attaché politique est similaire à celui de secrétaire ?

Dans un cabinet, il y a des adjointes qui font un peu le travail des secrétaires. Il y a des attachés politiques qui s’occupent de dossiers particuliers, comme moi. Il y a aussi des directeurs. La grande différence c’est que les attachés politiques sont liés à la vie politique. Si le député n’est plus député, l’attaché politique tombe aussi, il doit se trouver un autre emploi.

Souvent, selon les tâches ou les attachés, ils doivent être réceptionnistes et secrétaires. Ça demande beaucoup de polyvalence. Comme dans mon cas, je dois être polyvalente.

Qu’est-ce qui vous a attiré vers ce métier ?

Les problèmes sociaux et de santé m’ont toujours intéressée. J’ai toujours été militante du PQ. Il faut être militante du parti pour être attachée, sinon on n’est pas à notre place. Je suis au service de Mme Marois, alors il vaut vraiment adhérer à ses politiques et à celles du gouvernement.

À quoi ressemblent vos journées de travail ?

En arrivant au bureau, je lis la revue de presse qui arrive par courriel vers 6h45, en écoutant la radio de Radio-Canada. Je dois être au courant des dernières nouvelles qui me donnent une idée du genre d’appels que j’aurai au cours de la journée…

Ensuite, je reçois des appels de citoyens. En arrivant au bureau, j’ai déjà des messages sur ma boîte vocale. J’ai des gens qui m’appellent pour émettre une opinion politique ou pour demander de l’aide. J’écoute mes messages et je note. Quand la demande est spécifique, je cherche une réponse spécifique. J’essaye de leur donner la réponse la journée même ou le lendemain.

Je fais de la recherche et je fais le lien entre le service qui pourrait répondre à leur besoin ou entre un citoyen et son député ou un ministre. Je renseigne les gens sur les services du milieu, je les instruis sur le fonctionnement.

Quand ils ont un problème de taxe, je les transfère au bon service ou je fais des démarches pour eux. Je note tout et je fais un rapport une fois par semaine à mes supérieurs. Quand ils veulent parler à la Première ministre, c’est à moi qu’on les transfert. Je note tout et je fais un rapport une fois par semaine à Mme Marois.

Quelles sont les qualités requises pour devenir attachée politique ?

Ça demande beaucoup de connaissances générales variées, de la polyvalence et de l’intérêt pour la chose publique et politique. Ça ne demande pas un baccalauréat en science politique ou une maîtrise en quelque chose. Il faut que je connaisse plein de choses. Quand les gens m’appellent je dois être à l’écoute et être capable de trouver une réponse.

Il faut avoir beaucoup d’empathie pour les gens et du respect. Il faut aussi être capable de faire la distinction entre son travail et sa vie à l’extérieur du bureau.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre travail ?

Pouvoir aider les gens. Pouvoir leur trouver une solution. C’est satisfaisant quand les gens me rappellent et me disent merci.

Quelle est votre relation avec la Première ministre Pauline Marois ?

On se croise quelques fois, mais elle est très occupée. On a eu un dîner à la fin de session au cabinet. Elle voulait savoir quel genre d’appels je recevais et elle m’a dit d’être toujours gentille avec les gens. Mais le lien que j’ai entre elle et moi passe essentiellement entre le directeur adjoint du cabinet et moi. C’est avec lui que je travaille beaucoup.

Quelle est la réaction des gens quand vous leur dites que vous représentez la Première ministre ?

La réaction des gens est particulière ! (Rires) Ils prennent ça comme une fonction de pouvoir, mais on est là pour servir les gens. J’aime ça!



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