Comment déterminer son tarif à la pige en trois étapes ?

, par Sophie Ginoux.

Trop haut, trop bas… Ce n’est jamais évident de savoir combien on vaut exactement sur le marché quand on est travailleur autonome. Alors, comment déterminer le tarif qui sera à la fois motivant pour soi et qui aura du sens pour ses clients ? Suivez le guide !

Voilà, vous vous êtes finalement lancé à votre compte, bravo ! Vous vous êtes peut-être même décidé après avoir lu cet article que nous avons déjà publié sur le sujet. Mais ça y est, vous êtes dans l’action. Vous avez déjà peaufiné votre portfolio, configuré votre espace de travail et dressé la liste de vos contacts potentiels (en suivant les conseils de ce texte, qui sait).

Il ne vous reste en fait plus qu’à décider quel sera votre tarif…. Mais cette étape est beaucoup plus délicate qu’elle ne le semble ! Effectivement, si vous fixez un tarif trop haut, vous prenez le risque de décourager des clients potentiels. En revanche, s’il est fixé trop bas, vous allez manquer un revenu bien mérité.

Un emploi pour vous?

Donc, si vous ignorez par où commencer, voici quelques pistes de réflexion intéressantes pour vous guider, étape par étape :

1- Faites des recherches ciblées

Pour trouver une idée de tarif qui pourrait servir de point de départ, faites quelques recherches sur Internet pour vérifier les tarifs qui se pratiquent dans votre domaine, les sites Web de professionnels et les pages de discussion entre travailleurs autonomes abondent. Ou bien interrogez une personne de confiance de votre réseau. Il n’y a en effet rien de mieux qu’un ancien collègue ou un ami qui en connaît déjà un rayon sur le sujet pour être guidé quand on commence. 

Pour obtenir des informations encore plus intéressantes sur le sujet, vous pouvez aussi utiliser des moteurs de recherche spécialisés dans les salaires et tarifs. Ce sont des sites Web qui présentent les tarifs appliqués dans n’importe quel secteur économique, avec la possibilité de faire des recherches filtrées selon des critères comme le niveau d’expérience, le statut juridique, le pays où vous résidez, ou encore le délai d’exécution de la tâche. Pensez-y !

2- Considérez vos dépenses

Une fois que vous avez une petite idée des tarifs appliqués dans votre secteur d’activité, il y a des bonnes chances … que vous les trouviez excessifs !

Ne vous en faites pas, la majorité de ceux qui débutent en tant que travailleurs autonomes ont souvent cette impression. Une impression qui, en fait, est très loin de la réalité. 

L’erreur à ne pas commettre est d’essayer de gagner un revenu se rapprochant de celui d’un salarié ayant le même métier que vous. Pourquoi ? Pour la simple raison que les salariés perçoivent un salaire net auquel il faudrait ajouter, selon la structure de l’entreprise et les fonctions occupées, des dépenses comme les assurances et autres avantages sociaux, le transport et les frais de déplacement, l’épargne retraite, les équipements, etc. 

Or, quand vous êtes pigiste, c’est vous, et vous seul, qui devez régler ces dépenses vitales, ainsi que le loyer et les charges. Il faut donc toujours garder cela en tête et vous dire que quand un salarié reçoit 100 dollars, il les possède réellement, ce qui n’est pas le cas pour un pigiste qui devra en déduire ses impôts et tous les autres frais afférents à la bonne marche de sa micro-entreprise. 

3- Faites le calcul final

Pour calculer votre taux horaire, vous pouvez procéder de la manière suivante : 

  • Commencez par fixer le salaire net mensuel que vous souhaitez gagner.
  • Ensuite, ajoutez-y le montant total de vos charges sociales et fiscales, ainsi que vos frais d’activité, qui comprennent une partie ou la totalité du loyer (selon que vous travaillez chez vous ou dans un bureau), la connexion Internet, les frais fixes (électricité, téléphone) et les équipements de travail.
  • Vous pouvez aussi établir un budget annuel correspondant aux frais de promotion et de représentation, ainsi qu’aux transports professionnels que vous envisagez de faire.
  • Enfin, comme vous êtes à votre compte et pouvez rencontrer des impondérables, comme la mort soudaine de votre ordinateur ou une maladie qui vous met KO pendant une semaine, pourquoi ne pas fixer un petit budget annuel dédié à l’imprévisible ?
  • Divisez ensuite le total obtenu par le nombre d’heures travaillées en l’espace d’un mois. Vous devriez maintenant avoir face à vous votre taux horaire. 

Si, par contre, une tarification différente (à la semaine, au mois, au mot, au document, au projet) se pratique dans votre secteurs d’activités, commencez par estimer le nombre grossier d’heures que représente chaque type de mandat, et multipliez ensuite ce nombre d’heures par votre taux horaire. Pour les facturations au mot ou au document traité, divisez le tout par le nombre de mots produits. Voilà, vous avez maintenant une tarification assez fiable en main !



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